Brèves / Informations diverses

* Mardi 22 Mai 2018, soirée ciné-débat au Lux de Valence 20h  "Mai 68 et le cinéma militant"
 
À cette occasion un certain nombre de films extrêmement rares setont diffusés. Ces films ont été tournés il y a 50 ans par des anonymes, des ouvriers, des étudiants et des cinéastes. Cette soirée est participative et ouverte à tous, elle sera nourrie par les témoignages (notamment de Roger Gosselin de la CFDT) et les interventions de chacun.
Des lycéens de Valence viendront également témoigner de leur perception de Mai 68 aujourd’hui.
 
LUX scène nationale de Valence
36, bd du Général de Gaulle
26000 Valence
Ligne directe : 04 75 82 44 16

* Mercredi 30 mai 2018, salle Jean Vilar à Romans, 18H-19H ( La salle Jean-Vilar se trouve rue Giraud, à proximité immédiate de la côte des cordeliers et de la place Jules-Nadi), présentation de la Revue n° 567 "Mai 68 dans la Drôme" par les auteurs.

La Revue drômoise, via son numéro spécial sur Mai 68, dresse un tableau critique sur l’histoire et la mémoire des « événements » perçus à travers le prisme singulier du département de la Drôme. Cinquante ans après, il est temps de faire de revenir sur une page importante de l’histoire nationale et départementale. La Drôme de 1968 est en profondes mutations démographiques, sociales et économiques. Toujours fortement marqué par la ruralité et le monde agricole, le département est bien pourvu en industries avec quelques fleurons tels Crouzet à Valence, la CEA de Pierrelatte, Jourdan à Romans… Territoire sans université, la Drôme compte toutefois des lycéens en nombre dans les aires urbaines. Dans ce contexte spécifique, comment se manifeste le mouvement de Mai ? Avec quelles spécificités ? Selon quelles modalités temporelles ? Jusqu’au 13 mai, le presse locale rend largement compte des événements parisiens, accompagnés de nombreux commentaires sur « la crise de la jeunesse ». A partir de là, suivant la chronologie nationale, un mouvement social d’envergure éclate dans le département. Il se terminera fin  juin avec la reprise du travail dans les dernières entreprises en grève et avec les élections législatives anticipées marquées par le succès des gaullistes et de leurs alliés.La Drôme, à son échelle et en suivant le rythme national, a donc vécu son « Mai 68 ». A ce titre, plusieurs auteurs de la Revue drômoise, Gilles Vergnon (maître de conférences à l'IEP de Lyon), Michel Chaudy (historien), David Vinson (docteur en histoire, enseignant)…, proposent un retour sur leurs travaux, une rencontre – débat  le mercredi 30 mai 2018 salle Jean Vilar à Romans (18h-19h).

* Parution d'un nouveau livre de RIXTE, Jean-Claude. Théâtre d’Oc en Drôme : Recueil de pièces choisies. Édition bilingue (occitan / français). Lyon : LivresEMCC, 2016. 269 p., illus. ; 17 cm. (Collection Régionales). Ouvrage réalisé avec le concours de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. ISBN : 978-2-35740-518-9.

Prix : 12 €
À commander sur le site : www.livresemcc-jdidees.com
contact : idees.jd@gmail.com

Contient :
Comédie de seigne Peyre et seigne Joan (1580), œuvre ancienne écrite à Montélimar pendant les guerres de religion, déjà éditée, pas très bien, au XIXe siècle mais très peu connue, et digne d’intérêt pour son contenu historique et linguistique ;
Gatien ALMORIC, Nèça e Nebot (1883), vaudeville représenté plusieurs fois dans la Drôme en 1897 et 1898, dans le cadre des fêtes du syndicat agricole ;
Jean COSTE, La Nionsesa (1936), pièce qui, dans le contexte d’une société rurale encore patriarcale, brosse le portrait surprenant d’une jeune épouse aspirant à une vie autonome ;
Jean COSTE, Lou Darrier Daufin (s.d.), succession de tableaux qui évoquent la mort légendaire du fils du dauphin Humbert II ;
Roger PASTUREL, Leis Ametlas (1998), émouvante transposition du conte à la scène par un conteur, acteur et auteur reconnu du théâtre provençal.

Cette publication, qui embrasse cinq siècles d’écrit en occitan, présente cinq pièces en un acte : l’une qui gagnait à être rééditée, La Comédie de seigne Peyre et seigne Joan (1576), et quatre inédites, Nèça e Nebot (1883) de Gatien Almoric, La Nionsesa (1936) et Lo Darrier Daufin (sans date) de Jean Coste, et Leis Ametlas (1998) de Roger Pasturel. À côté de l’émouvant tableau historique de Jean Coste qui dépeint le chagrin d’un père qui perd son enfant, la poignante adaptation de Pasturel met en scène le conte de Charles Galtier où l’enfant est sauvé de la mort par l’amour des siens. En contrepoint, l’unité se fait autour des trois comédies de mœurs qui, au fil du temps, nous éclairent sur la situation et le statut de la femme dans la société où elle vit. À cet égard, la pièce de Jean Coste s’avère d’une étonnante modernité. Transcrits, présentés et traduits par Jean-Claude Rixte, ces textes illustrent remarquablement l’unité de la langue d’oc à travers ses variantes parlées en Drôme. Ils sont autant de témoins de la richesse et de la variété des lettres d’oc dans notre région où, à la suite de son Camin deis estèlas publié par LivresEMCC en 2011, Roger Pasturel s’affirme comme un dramaturge de premier plan. Autant de pièces, aussi, destinées à retrouver la scène et conquérir leur public.

 

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